S’il est une question particulièrement d’actualité en ce moment, mais plus globalement qui a toujours été une question centrale de la bonne santé de notre écosystème, c’est bien celle des relations entre éditeurs, diffuseurs et distributeurs. Il était donc évident qu’en tant que structure fédérative sectorielle, la FEDEI devait y prendre son rôle. Ainsi, ce groupe de travail dédié doit réfléchir selon trois grands axes : l’urgence par rapport à des situations de crise, l’anticipation de problèmes futurs et les réponses à y apporter, les alternatives imaginables quand aux relations quotidiennes entre ces trois acteurs. Pour le premier axe et au delà du rôle représentatif de la FEDEI, des actions concrètes sont sur la table, comme la création d’un fonds d’urgence, la mise en place d’un accompagnement juridique. Mais pour aller plus loin et anticiper au mieux l’éventualité de problèmes à plus long terme, il faut également imaginer de nouveaux contrats de diffusion distribution, de nouveaux modes de fonctionnement. C’est dans cet objectif de réflexion que cette commission a vu le jour. Une chose est sûre : ce n’est pas en mettant dos à dos les différents acteurs que l’on ira vers un mieux, c’est en travaillant ensemble avec comme principe que la solution sera dans une répartition juste des valeurs. Donc, si on veut connaître l’autre, mieux appréhender ses difficultés ou ses fragilités, il faut se rencontrer, organiser des sessions de travail, faire émerger de nouvelles règles communes. C’est dans cet objectif que la FEDEI souhaite avancer avec le Centre National du Livre et/ou le ministère de la Culture, pour réunir l’ensemble des acteurs concernés et dessiner ensemble les modalités de demain. Prendre en compte les expériences de chacun, ajuster les collaborations aux évolutions du marché du livre et de la lecture, regarder comment les choses peuvent se passer ailleurs, mieux dialoguer, se doter d’outils nouveaux, voilà donc le cœur du travail de ce groupe dans lequel tout éditeur ou éditrice est bienvenu.