« Une histoire africaine de l’Afrique », de Zeinab Badawi, est un livre hors normes pour les éditions du Faubourg. C’est un gros livre, qu’il a fallu traduire. C’est un grand livre, qu’il convient de travailler en profondeur en termes de promotion et de diffusion. C’est un livre qui vogue, au delà de la France, vers toute la francophonie, notamment africaine.Pour Sophie Caillat se posaient donc deux questions : l’investissement et la prise de risque financière bien-sûr, mais aussi l’existence même du livre avant qu’il existe, l’annonce de sa sortie et son début de vie à la bonne échelle. C’est ce qui a décidé la maison d’édition à concevoir et animer cette campagne participative qui a débuté en mai dernier et s’est clôturée récemment.Même si les résultats financiers directs de cette campagne ne sont pas négligeables, avec plus de 16.000 euros collectés, et en font un succès, ce n’était pas l’unique objectif. « C’est un livre qu’on avait de toutes façons décidé de faire, mais il nous fallait lui donner de la force, notamment pour la promotion ».Ainsi, l’objectif multiple devenait suffisant pour justifier le travail et l’investissement pour une maison d’édition de tenter ce genre d’aventure. Parce qu’une campagne de financement participatif, c’est… un investissement, si on veut qu’elle réussisse. Ce n’est pas une recette miracle.Brève rencontre avec Sophie Caillat qui nous en dit plus.