Trois réunions ont rythmé cette première séquence de concertation. La première, plus technique, a permis de présenter à la commission et à la rapporteure, Mme Laure Darcos, les spécificités de l’édition indépendante, tant sur le plan économique qu’entrepreneurial. Pour cette première étape, la rapporteure avait souhaité auditionner la FEDEI seule, afin de mieux identifier les réalités et les contraintes propres aux maisons indépendantes.Les deux rendez-vous suivants ont réuni les organisations représentatives des auteurs et des éditeurs. Les échanges ont principalement porté sur la création d’une nouvelle voie judiciaire permettant la résiliation du contrat d’édition, introduite par un amendement porté par Mme Sylvie Robert. À la première lecture du texte, certaines dispositions nous semblaient susceptibles d’avoir des conséquences préjudiciables, notamment dans le cadre d’une cession d’entreprise. Les discussions avec les représentants des auteurs ont toutefois permis de répondre à une grande partie de nos interrogations. Après consultation de ses associations adhérentes, la FEDEI a finalement choisi de soutenir la « clause de conscience » souhaitée par les auteurs. Le SNE a, lors de la dernière réunion du 2 octobre, aussi exprimé une position favorable à cet amendement.Un nouveau cycle de discussions s’est depuis ouvert, consacré cette fois à la durée de cession des œuvres.Au-delà du contenu même de ces échanges, cette séquence mérite quelques remarques sur notre fonctionnement collectif. La FEDEI a dû répondre à plusieurs consultations dans des délais particulièrement courts. À chaque étape, nous avons néanmoins veillé à porter une parole collective : les questions les plus simples ont été traitées au sein du conseil collégial, tandis que les sujets les plus structurants ont donné lieu à une consultation des associations adhérentes, libres ensuite de solliciter à leur tour leurs propres membres.Cette période a également été l’occasion d’inaugurer les Sondages Flash de la FEDEI. Leur objectif est simple : recueillir rapidement l’avis du plus grand nombre afin que les positions défendues par la fédération soient aussi représentatives que possible de la diversité de l’édition indépendante. Merci donc à toutes et à tous de consacrer les deux ou trois minutes nécessaires pour y répondre. C’est peu de temps individuellement, mais beaucoup de poids collectivement lorsqu’il s’agit de faire entendre la voix des éditeurs indépendants.